La discrimination du phonème ou « unité segmentale » de la parole n’a rien de naturel. Pour s’en convaincre, il suffit de prononcer naturellement un mot, par exemple le mot « chapeau », dans ce mot nous repérons successivement quatre phonèmes respectivement transcrits ch/a/p/eau, or nous ne produisons que deux syllabes en « co-articulant » deux à deux ces quatre phonèmes. On doit ainsi admettre que le phonème n’est pas naturellement accessible. Un nombre impressionnant de recherches scientifiques a montré l’existence de relations à double sens entre la conscience phonologique et l’apprentissage de la lecture : pour apprendre à lire, il faut disposer d’un niveau minimal de conscience phonologique, l’apprentissage de la lecture stimulant en retour le développement de cette capacité. Ainsi, une maîtrise précoce des phonèmes permet à l’enfant d’être mieux préparé à l’apprentissage ultérieur des correspondances phonèmes/graphèmes à savoir : quelle(s) lettre(s) (graphèmes) permettent d'écrire chaque « petit son » (phonème).
Lancer la vidéo Un des entraînements de discrimination phonémique. L'entraînement en trois parties permet de soutenir l'enfant dans sa découverte des « petits sons qui composent les mots », les phonèmes.